CARTE Chaussez vos souliers... et votre imagination, et partez sur la piste du CONTREBANDIER du CAP-À-L'ORIGNAL !
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Histoire brève
Le parc du Bic est un des plus petits parcs du Québec. Il est aussi un des plus accessibles. Sa richesse tient aussi du mariage diversité de ses milieux naturels, autant d'eau douce que d'eau salée, autant terrestres que maritimes. Dans un passé récent, le parc était le lieu de villégiature de quelques fortunés. Fortunés par leur argent, mais surtout par leur chance de vivre dans un environnement estival aussi exceptionnel. Dans les années '80, le gouvernement du Québec entreprend de "nationaliser" ce territoire et le rend accessible à sa population et à ses touristes. Quoique déjà fréquenté par plusieurs habitués, dont les campeurs du camp de vacances Louis-Georges-Lamontagne (le "Cap-à-l'Orignal"), le parc connaîtra dès lors une augmentation fulgurante de son achalandage grâce entre autres aux aménagements effectués, même si certains demeurent très discutables.
Malgré sa faible taille, ne vous attendez pas à pouvoir visiter le parc en une seule journée ! Chacun de ses attraits demande qu'on lui consacre quelques belles demi-journées de ballade et de contemplation. Le sentier En quittant le stationnement de la ferme Rioux, empruntez le Chemin-du-Nord, le long du littoral. Soyez assuré du dépaysement dès les premiers pas; vous entrez alors dans le royaume du "soleil marin". Quelle que soit l'heure de la journée, la lumière y est particulière ; éclatante et douce à la fois. Mais ne craignez rien, le parc du Bic offre une ambiance très agréable même en temps de brume ou de pluie ; prendra alors place le royaume du "mystère marin". Cette succession de petites baies est aussi un des plus beaux endroits d'ex-villégiature, par sa vue et sa protection contre le vent dominant, de l'ouest. Imprégnez-vous de cette atmosphère saline. Vous comprendrez pourquoi il n'est pas nécessaire d'aller à l'autre bout du monde pour être dépaysé
.
C'est à chacun de choisir "son" bout du monde... Plusieurs
chalets sont encore présents, témoins de
privilèges d'autrefois, aujourd'hui accordés à tous et à toutes.
La vérité est peut-être ailleurs, mais à cet effet le pic Champlain est un bien meilleur poste pour d'éventuels observateurs de la circulation maritime
. Durant
le régime français, ce fait était très bien connu des agents de renseignements.
Même si vous prenez tout le temps qu'il faut pour contempler cette nature maritime, vous atteindrez rapidement le début du sentier. S'offrent alors deux options. La voie maritime. Si vous préférez passer "par la mer", continuez sur le Chemin-du-Nord jusqu'au bout. Empruntez ensuite le littoral vers l'ouest. Il n'y a pas de sentier balisé ni entretenu, et le parcours est difficile en quelques endroits. Les roches dégagées par la marée sont glissantes et celles des escarpements sont acérées. De plus, la marée montante risque de vous barrer la route ; renseignez-vous. Mais l'expérience est si spéciale, si envoûtante. À flanc de falaise, vous surplomberez la mer, vous la "survolerez"
. Par temps calme, le fond marin est même
facilement visible à travers
cette eau d'émeraude.
La voie forestière. C'est le vrai sentier du Contrebandier. Le début de piste n'a rien d'exceptionnel, sinon qu'il y mène ! Vous cheminerez dans un environnement forestier mixte d'où émanent en journée chaude les odeurs d'humus et de sapinage. Puis, vous croiserez l'intersection qui mène aux autres sentiers du secteur (le Miquelon, les Escaliers, le Scoggan, la Pinède). Juste un petit aller-retour dans les premiers mètres du Miquelon et vous aurez l'impression d'entrer dans une forêt enchantée ! C'est à ce croisement que vous pourrez alors évaluer la collaboration du vent. S'il est présent, et surtout par marée haute, vous arrivera à travers les arbres le roulement régulier des vagues sur la plage. Et plus vous avancerez, plus le rugissement augmentera. Et vous distinguerez enfin une lueur, entre les arbres, signe que la baie est proche. Par plein soleil, l'arrivée dans l'Anse-à-Mouille-Cul est éblouissante tellement les rayons se multiplient à l'infini dans les replis éphémères des vagues
. Au loin, vers l'ouest, Saint-Fabien-sur-Mer. Anse-à-Mouille-Cul ; quel
drôle de nom pour une baie !
Si vous allez vers la gauche, vous longerez la plage et le littoral rocheux pour aboutir une heure plus tard à la "fourche à Louison", extrémité ouest du sentier du Scoggan. Mais ce trajet est difficile, surtout à marée haute
. Prenez plutôt la droite, puisque c'est là le but de notre randonnée
d'aujourd'hui.
Vous accéderez alors à la pointe du Cap-à-l'Orignal, prolongement rocheux, tapissé de Camarine et d'Iris, d'où la vue sur le soleil est fabuleuse. On dirait que le fleuve tout entier s'est embrasé
.
Vous risquez de. Trouvez-vous
une place confortable pour vous reposer et admirer ce spectacle étincelant.
Peut-être même y découvrirez-vous la retraite de Ciba, la mystérieuse tortue de
pierre, connue seulement de quelques initiés.
Avec ces indices, vous aurez peut-être la chance de trouver Ciba, qui regarde paisiblement le soleil descendre sur le fleuve ( et pour le conte, regardez dans le menu de gauche, vous êtes à un clic d'y accéder, mais terminez auparavant cette ballade ). Après vous être rassasié de parfum et de lumière maritimes, vous amorcerez le retour. Les mêmes options de trajet, les mêmes précautions à prendre. À moins que vous décidiez d'attendre le coucher de soleil. Bonne idée ! Sur cette pointe rocheuse, proue d'un navire imaginaire avançant vers le lendemain, assis face à la mer et au soleil rougeoyant, vous en viendrez même à avoir l'impression de faire partie de l'immense spectacle naturel se déployant devant vous. Voilà la magie de ce site merveilleux qui opère subtilement en vous. Voilà la magie du Pays-Mystère. Variations... Le Scoggan. En mémoire d'un botaniste qui explora ce secteur, ce sentier traverse longitudinalement la Montagne à Michaud pour aboutir à la fourche à Louison
,
du
nom d'un habitant qui jadis y avait une cabane. Une bonne partie du trajet
chevauche les
escarpements et permet de beaux coups d'oeil sur la baie du Ha!Ha!
La Pinède. Ce sentier, accessible à mi-chemin du Scoggan, donne accès à une pinède rouge. Préparez-vous à tout un effet: un peuplement pur de gros pins rouges! C'est pourquoi, vu du tombolo, le sommet de la Montagne à Michaud affiche ce vert plus sombre. L'extrémité du sentier offre une superbe vue sur l'anse à l'Orignal
.
Vous risquez de
voir plusieurs arbres longuement dénudés de leur écorce ; les
Porcs-épics, nombreux dans le parc, en sont les responsables
. Leur appétit
risque toutefois de porter préjudice à long terme à ce peuplement.
Accès et difficulté Comme la plupart des sentiers* du parc du Bic, ceux du Cap-à-l'Orignal sont assez faciles. Méfiez-vous cependant de la marée si vous choisissez le trajet du littoral. * Seuls le sentier des Murailles et certains passages du littoral présentent de réelles difficultés. On accède facilement au parc du Bic via les routes 20 et 132 puis par les chemins du parc jusqu'au stationnement de la ferme Rioux. Seulement trois heures de Québec.
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